Week-end Section Ardèche – 2013

Week-end Section Ardèche – 2013

NOTRE WEEK-END CYCLISME EN ARDÈCHE

Samedi 15 et dimanche 16 juin 2013

Cette année la section cyclotourisme de l’ACBB a décidé d’organiser son traditionnel week-end vélo en montagne dans une région qui jusqu’à présent demeurait inconnue de l’ensemble de ses cyclistes. Je préviens tout de suite, il ne s’agissait pas de l’Ardéchoise ! Nous sommes arrivés pile quand ils partaient et nous avons suivi à distance leur passage, ce qui nous a permis de bénéficier de quelques privilèges dans les hôtels… dont celui d’avoir une place pour dormir, ce qui n’est pas peu !

Cette fois, nous sommes partis tôt très très tôt le matin du samedi, car le voyage jusqu’à Privas, notre point de départ, s’annonçait long. Nous étions en tout 14 participants. Alain, Daniel et Michel sont partis la veille, et ils en ont profité pour faire quelques petits entraînements supplémentaires pendant que le reste étions encore sur l’autoroute. Et Didier S. devait nous rejoindre avec Alain son frère (notre cher « blue leader », en honneur du boulot accompli dans le massif de la Chartreuse, en 2010) directement sur place, provenant de Grenoble.

Après un voyage sans encombre, nous mangeons tous attablés sur la terrasse de l’hôtel où le trio parti vendredi soir a passé la nuit. Le patron, vraiment sympa, laissera à notre disposition une chambre avec douche le lendemain à notre retour. Le soleil tape fort et les ombres sont chères. La menace d’un orage, qui s’avère seulement ça, une menace, ne nous empêche pas de nous mettre tous sur le vélo et de nous élancer à la conquête de routes jusqu’à là inconnues de nous tous… sauf d’Alain, bien sûr, qui nous a préparé un magnifique menu découverte à travers un département riche en paysages variés et d’une grande beauté, et qui jouit encore d’une forte authenticité.

L’après-midi se déroule sans problème particulier, à part Henri qui s’est égaré dès le départ, mais que nous avons sauvé des affres de la solitude, et une crevaison dont je suis victime dans la descente du premier col. Traversée d’Antraigues en chantant « La montagne » en honneur de Ferrat, puis fabuleuse ascension vers Sagnes-et-Goudoulet, entourés d’intenses parfums de genêt qui me renvoient direct vers mon enfance. Nous logeons dans l’Auberge de Jean-François Chaneac, à plus de 1000 m. d’altitude. Ce n’est pas l’Auberge rouge, rassurez-vous, qui reste la plus célèbre du département ! La preuve, nous sommes tous encore là ! Nous goûtons aux produits locaux et, après le désastre culinaire de Morzine l’année dernière, nous savourons un bon repas dans la (bonne) fatigue et la bonne humeur.

Dimanche matin, lorsque nous allons prendre le petit-déjeuner, nous découvrons ce sympathique Christian, qui conduit le camion et qui nous suit partout avec la voiture bobo et nous prend toujours en photo, en train de courir nu-pieds dans le brouillard depuis deux heures ! Il fait un peu frisquet quand nous reprenons la route en direction du Gerbier du Jonc. A 4 km du sommet, nous faisons deux « groupes ». Hedwige et moi, qui ne nous sentons pas de faire tout le parcours prévu, décidons de couper net et prenons à gauche, tandis que tout le reste continue l’ascension. Nous suivons le cours de la Loire naissante –un petit ruisseau encore- puis nous traversons des forêts et des paysages extraordinaires, toujours avec la sensation grisante de nous trouver à l’écart du monde. Regroupement général à midi pour le déjeuner, à La Source, où le cagnard attaque de nouveau et nous avons quelques déboires avec un store que le vent menace d’emporter.

L’après-midi, le ventre plein, nous descendons vers Aubenas. Nouvelle séparation. Hedwige et moi nous retrouvons à nouveau sur un chemin plus court… mais dont on va se souvenir comme de la pire des difficultés de la journée. Sur la route de Privas, large et transitée, où les coins d’ombre pour se rafraîchir un peu peuvent se compter sur les doigts d’une main, la longue ascension sous un soleil de plomb est éprouvante. Arrivés au sommet, il ne nous reste qu’une longue et gratifiante descente à parcourir et une petite remontée pour parvenir à l’hôtel. Les autres ne tardent pas à arriver. Propres, ravitaillés, contents et satisfaits, nous prenons le chemin du retour vers 18h, sachant déjà que nous n’aurons pas regagné Paris avant minuit…

Tous, sauf les trois préposés au camion, Xavier, Christian et moi même! Quelques kilomètres au nord de Lyon le moteur lâche et nous nous retrouvons sur une bretelle de l’autoroute à attendre le dépannage. Sauf que le dit dépannage n’est pas possible in situ et on nous ramène, la nuit déjà tombée, vers un garage perdu dans la nature non loin –nous croyons comprendre- de Villefranche-sur-Saône. Là, pas de réparation possible non plus. Il faudra laisser le camion sur place. Nous comprenons que nous allons passer la nuit à l’hôtel, nous enfermons le camion, avec son trésor de vélos de course, dans un endroit protégé, et nous attendons dans la solitude le taxi qui nous ramènera à l’hôtel. Le lendemain matin, petit déjeuner royal au bord de la piscine, puis un autre taxi jusqu’à Lyon, où l’assurance a mis à notre disposition une camionnette pour pouvoir rentrer à Paris. Retour au garage de Villefranche, sans la garantie de pouvoir caser tous les vélos dans la petite camionnette, vraiment étriquée. On réussit, en démontant par ci et par là, et on quitte les lieux à midi passé, en abandonnant notre camion, trop fatigué de tant d’aventures avec nous. Xavier ira le récupérer quelques jours plus tard, toujours aux frais de l’assurance. Quand on arrive à Paris, vers 16h, il faut encore ramener la camionnette jusqu’au XVème arrondissement ! Pour nous trois le week-end aura duré donc presque un jour de plus.

Un grand merci à Alain pour avoir si bien organisé le week-end et nous avoir fait profiter de sa connaissance de la région. Merci aussi à tous les autres participants (dans l’ordre alphabétique) : Antoine, Christian, Daniel, Didier L., Didier S. (avec la participation extraordinaire d’Alain son frère), Hedwige, Henri, Laurent, Lionel, Michel, Renaud, Sergi, et Xavier, que je remercie aussi de manière particulière pour son dévouement au volant du camion et lors de son naufrage…

Vous trouverez ci-dessous, les photos du Weekend de la Section.

Merci Christian pour ces clichés de véritable professionnel !