Week-end Section Aravis – 2012

Week-end Section Aravis – 2012

QUAND ON SE RAMASSE AU COL DE LA RAMAZ BCMF DES ARAVIS

Samedi 16 et dimanche 17 juin 2012

Pour notre traditionnel week-end en montagne, cette année nous avons décidé de nous fier – une fois n’est pas coutume – aux bienfaits d’une organisation extérieure : le BCMF des Aravis, organisé par le Vélo Club d’Annecy, qui pour son XXVème anniversaire nous proposait un parcours entièrement inédit, donc différent de celui que nous avions déjà fait auparavant, en 2004 (vieux adhérents, rappelez-vous ! la bière au sommet du col des Aravis !). week end 2012-1 Nous étions 14 à partir de Boulogne samedi à six heures du matin. Jean-Marc et Didier devaient nous rejoindre directement sur place aux alentours de midi. Voyage sans incident, mais pas facile de communiquer avec les portables, puisque la moitié des numéros que j’avais consigné sur la fiche distribuée à tous les participants étaient faux ou avaient été décalés, ne correspondant plus aux personnes qu’on voulait joindre! Bien !

Pas grave, nous avons fini par nous retrouvé tous, nous avons mangé sur un parking la délicieuse salade de pâtes que nous concocte tous les ans notre président, nous avons fait un streap-tease massif derrière les voitures pour nous mettre en tenue, nous nous sommes tous alignés pour la photo de groupe (tous très beaux sous le soleil) et nous sommes partis pour la grande aventure… sauf que le temps de s’arrêter dans les toilettes pour que Laurent mette ses lentilles tout le monde avait disparu et nous nous sommes retrouvés à trois décrochés dès le départ ! Rien de très important, en comparaison avec les galères qui nous attendaient par un après-midi radiant et chaud comme je les aime…
Au sommet du premier col, on se retrouve avec Patrice et Xavier à attendre en vain Michel qui, d’après les infos rapportées par d’autres cyclistes qui les ont croisés, a percé et se trouve en train de réparer avec l’aide de Nicolas. Tout le reste sont partis devant. Regroupement partiel au ravito, situé à Bonneville. Alain, « blue leader » pour les connaisseurs, qui était venu de Grenoble avec un copain pour rouler un peu avec nous, emprunte le chemin du retour vers Annecy, tandis que nous repartons peu après, mentalisés pour attaquer la partie la plus dure de la journée, avec l’ascension du Col de la Ramaz. week end 2012-2 Les forts sont devant; loin, je présume. Michel, tout content, gonfle à bloc sa roue mais la pompe des organisateurs déconne et la nouvelle chambre explose… génial ! Nous ne l’apprendrons pas tout de suite : nous sommes déjà en train d’approcher dans la bonne humeur la GRANDE difficulté du parcours, le Col de la Ramaz, que nous attaquons quelques kilomètres plus tard, côté Mieussy. Dès les premières rampes, la couleur est annoncée: c’est la débandade. Sous un cagnard ignoble, à quatre heures de l’après-midi, nous sentons que la lutte sera terrible. Je dépasse et je me laisse dépasser. Je pose pied à terre, profitant d’un virage accueillant, je bois, je me douche avec mon bidon et je continue. Je laisse derrière moi Patrice, qui a décidé de s’arrêter un quart d’heure à l’ombre pour reprendre ses esprits. Un peu plus haut, Lionel et Géraldine arrivent à ma hauteur avec la voiture, histoire d’encourager et prendre des nouvelles. Il fait une chaleur terrible et j’ai des frissons et la chair de poule. Je m’arrête à nouveau, je bois et je me douche encore, j’écoute les conseils du président et les nouvelles du front. Les troupes de l’ACBB sont partout! Je reprends la route mais le courage me lâche au bout de quelques encablures et je finis par mettre pied à terre à nouveau et continuer à pied. Je suis près des célèbres tunnels, où la pente est de 13%. Renaud est parti devant depuis longtemps, immuable, comme un roc. Laurent, que je croyais devant mais qui était perdu derrière, me dépasse à 5 à l’heure, maillot grand ouvert, et se moque gentiment. Patrice aussi est revenu. Après les tunnels la chose semble plus abordable et je me remets sur le vélo… pour m’arrêter au bout de cinq minutes à la vue de quelques camarades attablés devant des superbes cocas, et me lancer moi-même sur le comptoir et supplier pour avoir le droit, moi aussi, à mon coca. Après ce repos tant mérité, nous atteignons le sommet du col –décidément, il portait bien son nom !- et nous descendons un peu jusqu’au deuxième ravito, à Praz-de-Lys. Là nous retrouvons Michel qui, le malin, s’est fait transporter en camion, car les organisateurs l’ont repêché sur les premières pentes infernales au bord de l’insolation. Il est déjà tard et nous prenons la décision d’escamoter la difficulté suivante, le col de l’Encrenaz, et de descendre directement sur Les Gets puis Morzine, où nous attendent les autres et la douche. J’apprends que quelques fous n’en avaient pas assez et sont allés se mesurer à Joux-Plane, deux côté Samoëns (encore du 13% pour Rodolphe et Thibault) et un autre (Antoine) côté Morzine. Laurent, qui n’a pas voulu céder un seul kilomètre de parcours, arrive depuis l’Encrenaz tard, tard, tard…

A Morzine, les chambres sont correctes, mais la nourriture va s’avérer infecte. Même les pizzas sont immangeables! Seules les bières nous consolent de la débâcle! Et nous ne perdons pas la bonne humeur, bien sûr, en remémorant les exploits de la journée…

Le lendemain, tous regroupés, nous repartons pour plus de 100 km de vélo qui doivent nous ramener à nouveau jusqu’à notre point de départ à Annecy. Après le repos de la nuit, et dans la fraîcheur du matin, la première et principale difficulté de la journée, le col de Joux-Verte, nous réconcilie tous avec le plaisir de grimper. week end 2012-3 Rien à voir avec la misère de la veille ! Ravito agréable à Avoriaz, puis descente(s) vertigineuse(s) vers Morzine, Les Gets, Tanninges et, après le col du Châtillon, vers Marinier, où un copieux repas nous attend. L’après-midi, de nouveau sous le cagnard, nous entamons la longue mais gentillette ascension vers Saint Jean de Sixt et le Grand-Bornand, pour nous lancer ensuite sur des nouvelles descentes. Les rapides sont partis à la conquête de la Colombière, que je regarde intimidé depuis la fontaine au Grand Bornand. Après un dernier ravitaillement, où tout le monde s’est regroupé, dernière partie du parcours et arrivée somptueuse sur les bords du lac d’Annecy, que nous longeons un bon moment avant de rejoindre la ligne d’arrivée, aussi contents et bien moins épuisés que la veille.
week end 2012-4 Après le réconfort à l’arrivée, et la douche pour quelques uns, nous rentrons sur Paris, où nous arrivons, sans encombre ni problème particulier, dimanche sur le coup de dix heures du soir, la tête remplie de paysages fabuleux et de souvenirs inoubliables, et les jambes en compote, mais prêtes à recommencer…

Merci à tous les participants au week-end, que ce soit sur le vélo ou en tant que accompagnateurs. Dans l’ordre alphabétique, et j’espère n’oublier personne: Antoine, Daniel, Didier (avec la participation extraordinaire d’Alain son frère et d’un copain), Géraldine, Henri, Jean-Marc et son épouse, Laurent, Lionel, Michel, Nicolas, Patrice, Renaud (et son beau-père Raymond), Rodolphe, Sergi, Thibault et Xavier.

Ci-dessous, vous trouverez les photos du week-end.